Glossaire

Ce glossaire (en cours de construction) présente les termes les plus importants qui permettent de décrire le noyau dur de la MMT.

Il s’adresse aux francophones, tout en précisant que les définitions prennent en compte l’usage spécifique de certains termes du langage courant des Français. Les Francophones devront donc avoir à l’esprit que ces définitions de sont pas universelles à la communauté francophone et qu’elles peuvent faire l’objet de différences d’un pays à l’autre.

  • Actif Financier Net : Le concept d’Actif Financier Net (AFN), considéré dans le cadre du monopole de l’État sur sa devise, est au cœur de la MMT. Il distingue la MMT de l’ensemble des autres approches monétaires, aussi bien orthodoxes qu’hétérodoxes, qui raisonnent en termes bruts, et non en termes nets. Dans la logique de la MMT, les AFNs sont la base financière sur laquelle repose l’économie ; c’est la richesse financière qui reste à l’agent économique une fois que toutes ses dettes ont été réglées. Ils constituent la partie de la richesse financière qui ne provient pas de l’endettement (crédit bancaire), mais des paiements définitifs (en relation avec l’État).
  • Canal de taux d’intérêt : Le canal du taux d’intérêt est un mécanisme de politique monétaire, par lequel un changement du taux d’intérêt nominal à court terme par la Banque centrale influe sur le niveau des prix, la production et l’emploi. Warren Mosler plaide en faveur d’une causalité inversée par rapport à l’analyse orthodoxe et soutient qu’au lieu d’ajuster l’offre de réserves pour respecter son taux d’intérêt, en tant qu’émetteur monopoliste de réserves dans un régime de taux de change flottant, la banque centrale, en pratique, sert de fixateur de prix pour le niveau de réserves exigé par le système bancaire. La banque centrale intervient donc sur le prix (le taux d’intérêt), pas sur la quantité (la masse monétaire).
  • Canal de prix à terme : Contrairement à la plupart des banques centrales, Warren Mosler reconnaît que la structure par terme des prix est une fonction directe du taux d’intérêt qu’elles ont elles-même fixé. Il considère que l’inflation est la structure par terme des prix auquel l’économie est confrontée. Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ANOiB8GRvfA
  • Capacité productive (du système) : Lorsque l’on parle de la capacité productive du système dans sa globalité, par ressources réelles on entend les ressources technologiques, les ressources naturelles et la force de travail. Mais lorsque l’on parle des acteurs économiques au niveau individuel, on prend en considération la production elle-même.
  • Capitaux propres : s’agissant des banques, le niveau des capitaux propres est fixé par la baque centrale en vue de discipliner le crédit, notamment en assurant la couverture du risque de crédit.
  • Contrainte extérieure : il s’agit de l’idée selon laquelle la devise peut perdre beaucoup de sa valeur en termes de taux de change et donc énormément de capacité pour obtenir les importations nécessaires au pays, sous des forces de marché complètement a priori du contrôle de l’État.
  • Convertibilité (d’une devise) : ce terme est utilisé dans la comparaison des taux de changes, pour distinguer les devises en taux de change fixe, qui sont convertibles en un métal précieux ou bien en une marchandise, des devises à taux de change flottant qui n’ont pas de valeur intrinsèque et qui ne sont convertibles qu’en elles-mêmes.
  • Corridor de taux d’intérêt : Il s’agit de l’écart du taux interbancaire décidé par la banque centrale, qui s’établit entre le taux de la facilité de dépôt de la banque centrale, qui sert de taux «plancher» et le taux de la facilité de prêt marginal de la banque centrale, qui constitue le taux «plafond».
  • Coût d’opportunité : Lorsqu’une option est choisie parmi d’autres, le coût d’opportunité est le « coût » encouru en ne bénéficiant pas de l’avantage associé au meilleur choix de l’alternative.
  • Devise nationale : Dans le langage francophone courant, le mot « devise » évoque le concept de “devise étrangère”. Par contre, dans le langage MMT, il se rapporte également, implicitement dans le sens de « devise nationale », à la monnaie spécifique d’un État, par opposition au concept générique de monnaie. Ainsi, MMT parle de « devise nationale » et non pas de « monnaie » de manière générique afin de préciser ce à quoi elle se réfère, à savoir la créature d’un État particulier, plus précisément un monopole de celui-ci, et non de conception des moyens de paiement fondée sur l’idée brute de « pouvoir d’achat » déconnectée de toute conception d’obligation non réciproque qui bénéficie à un État spécifique se trouvant derrière toute transaction monétaire. Par exemple, la compréhension de la devise nationale qui est utilisée ici fait une nette différence entre la création de devise nationale (par l’État) et la création de crédit (par les banques).
  • Dynamique de marché : Le marché entendu comme système de coordination des échanges, par opposition à des échanges isolés, autonomes, non coordonnés.
  • Fonds prêtables (marché des) : Ce modèle présente une demande de fonds prêtables et une offre de fonds prêtables disponibles pour la macroéconomie, et contient des hypothèses classiques de la courbe de l’offre et de la demande sur les marchés de biens, selon lesquelles des prix plus élevés (dans ce cas-ci taux d’intérêt) susciteront plus d’ « offre » (car les investisseurs détourneront plus de fonds d’autres utilisations, telles que des investissements risqués, et les rendront disponibles pour des prêts). Ce modèle est tout simplement inapplicable à notre système monétaire actuel, dans lequel des études empiriques ont démontré que les banques créent des prêts  » à partir de rien « , sans l’exigence de soldes de réserves ou de dépôts préalables pour  » financer  » la création du prêt. En fait, contrairement au modèle des fonds prêtables, la grande majorité des passifs bancaires ont été créés par les banques qui ont simplement augmenté leurs bilans au moyen de prêts et d’achats d’actifs. Voir ici.
  • Imprimer la devise :
  • Inflation :
  • Fenêtre d’escompte :
  • Financer :
  • Garantie d’emploi :
  • Infrastructure institutionnelle : Il s’agit de l’ensemble des règles qui définissent le marché : la propriété, les limites de l’espace dans lequel les forces du marché peuvent interagir, etc. Il s’agit de la manière dont l’État définit le marché.
  • Marché primaire :
  • Marché secondaire :
  • Monnaie fiat : Il s’agit d’une devise de type devise nationale émise par l’État convertible uniquement en elle-même, par opposition à une devise nationale à taux fixe telle qu’un étalon-or ou une autre convertibilité en toute autre marchandise ou devise nationale fixée par l’état qui l’émet (comme les caisses d’émission, les devises nationales ancrées ou les unions monétaires). Les États-Unis, le Japon et la plupart des économies industrielles du monde, sont des exemples de systèmes monétaires de ce type, y compris la zone euro, bien que les différents pays n’y soient plus les émetteurs de leur devise nationale.
  • Monopole de l’État :
  • Pensions (adjudication de) :
  • Régime de change : Un régime de change est l’ensemble des règles qui déterminent l’intervention des autorités monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change. S’il existe une grande variété possible de régimes de change, tous se retrouvent plus ou moins dans les deux régimes, que sont le régime des taux de change fixe et le régime des taux de change flottant.
  • Réserves : Le mot « réserve » est ambiguë car il évoque l’action de « mettre de côté» quelque chose. Pour le système bancaire, les réserves sont un passif de l’État utilisé comme moyen de paiement entre la banque centrale et les banques. Dans un système monétaire, 3 types de passifs de l’État sont possibles, ce qui veut dire que la devise peut prendre 3 formes : comptant (cash : pièces et billets), titres d’État et réserves. Lorsqu’un État dépense, il crédite un compte de réserve de la banque concernée ouvert dans ses écritures. Les réserves ne sont donc rien d’autre que les enregistrements comptables des opérations entre la banque centrale et les banques. Elles sont également utilisées pour réaliser les opérations interbancaires. Les réserves ne peuvent pas sortir des banques, car les banques ne prêtent jamais de réserves. Elles peuvent toutefois être converties en titres d’État ou en cash.
  • Réserves obligatoires : les réserves obligatoires ne sont pas en relation avec le niveau du crédit accordé par les banques. Elles permettent à la banque centrale de contrôle le prix des fonds qu’elles prêtent. Il convient également de préciser que, sous le régime de taux de change flottant, ce ne sont pas les réserves qui disciplinent le crédit. C’est le rôle des capitaux propres.
  • Seigneurage bancaire : différence entre la valeur de la monnaie et le coût de sa production et de sa distribution.
  • Spread :
  • Stock tampon : Un stock tampon est un système selon lequel on achète les bonnes récoltes pour empêcher les prix de tomber en dessous d’une fourchette cible (ou d’un niveau de prix), et on libère des stocks lors de mauvaises récoltes pour empêcher les prix de dépasser une fourchette cible (ou un niveau de prix). Appliqué à la Garantie d’Emploi, le stock tampon est constitué des personnes qui entrent et/ou sortent du système.
  • Taux de change fixe (régime de) : Le régime de taux de change fixe est une situation dans laquelle la devise est ancrée à un étalon, soit une marchandise (en général un métal précieux), soir une devise étrangère. Le taux de change doit alors être manipulé, d’une manière continue, par une politique monétaire, afin de le maintenir fixe. Il en découle que la pression que l’État doit exercer en permanence le limite dans ses capacités de dépenser. Sous ce régime, lorsqu’il dépense, l’État doit compenser par des recettes sous forme d’impôts ou d’emprunts. Ce régime est donc un régime qui entraîne des restrictions financières.
  • Taux de change flottant (régime de) : Le régime de taux de change flottant est la situation dans laquelle le taux de change évolue librement en fonction de l’offre et de la demande sur le marché des changes. Sous ce régime, la devise de l’État n’a pas de prix intrinsèque. Les dépenses publiques sont indépendantes des recettes publiques. Elles ne sont contraintes que par la disponibilité des ressources. La vente et l’acquisition par l’État même de titres d’État sert à d’autres fins, notamment celle du maintien du taux d’intérêt cible de la banque centrale. Contrairement au régime de taux de change fixe, ce régime est un régime qui n’impose pas de restrictions financières.
  • Taux directeur :
  • Taux propre : il s’agit du taux d’intérêt auquel la devise s’échange pour elle-même.
  • Terme d’échange de la devise : il s’agit du prix de la devise.
  • Terme (structure par) : relation entre (i) les durées des placements et des emprunts et (ii) les taux d’intérêt qui leur sont associés.
  • Titre d’État :

Illustration : textmaster.com