Quand deux pionniers de la MMT se rencontrent pour discuter de leur travail (version intégrale)

par

Bill Mitchell

15-16 décembre 2018

Traduction par Robert Cauneau – MMT France

 

La semaine dernière, Warren Mosler et moi, nous avons eu une de nos rencontres régulières et nous avons longuement discuté de l’état d’avancement de la théorie monétaire moderne (MMT). Nous en sommes très soucieux. Nous avons réfléchi à la façon dont nous avons commencé ce projet et où il en est arrivé,  comme le font les vieux acteurs quand ils se réunissent. Nous avons également réfléchi et comparé nos notes sur l’état actuel de la MMT, étant donné la visibilité croissante des idées dans les médias grand public partout dans le monde et la prolifération des activistes des médias sociaux qui ont choisi d’identifier et de promouvoir nos idées. Il y a des aspects de cette évolution que nous avons identifiés comme étant préoccupants pour nous et d’autres aspects que nous avons considérés comme un motif d’optimisme (le mot célébration est trop fort). Nous avons pensé que ce serait une bonne idée de faire une pause et de documenter ce que nous considérons comme l’essence même de la MMT – comme une sorte de liste de contrôle pour les personnes qui veulent un compte rendu assez précis de l’ensemble du travail. J’ai accepté de rédiger ce document après avoir reçu les commentaires de Warren. Voilà donc ce que nous entendons par MMT. Ce qui suit est mon récit de notre conversation développé pour ajouter du sens là où c’est nécessaire.

Évidemment, j’ai déjà considéré certaines des questions dont nous avons discuté dans ces billets de blog (parmi d’autres) :

1. Réflexions sur la 2e Conférence internationale sur la MMT – Partie 1 (3 octobre 2018).

2. Réflexions sur la 2e Conférence internationale sur la MMT – Partie 2 (4 octobre 2018).

Et plus tôt :

3. Le fossé entre la macroéconomie dominante et la MMT est irréconciliable – Partie 1 (10 septembre 2018).

4. Le fossé entre la macroéconomie dominante et la MMT est irréconciliable – Partie 2 (11 septembre 2018).

5. Le fossé entre la macroéconomie dominante et la MMT est irréconciliable – Partie 3 (12 septembre 2018).

Et encore plus tôt :

6. La théorie monétaire moderne – qu’y a-t-il de nouveau ? (22 août 2016).

7. La théorie monétaire moderne – qu’y a-t-il de nouveau ? – Partie 2 (longue) (23 août 2016).

8. La théorie monétaire moderne – qu’y a-t-il de nouveau ? – Partie 3 (longue) (253 août 2016).

Les préoccupations dont nous avons discuté, au départ, ont trait aux questions que j’ai soulevées dans les billets de blog (1) et (2) ci-dessus.

Dans les médias sociaux, on a tendance à utiliser le terme MMT comme un slogan plutôt que comme un ensemble cohérent de travaux universitaires en théorie et en pratique économiques qui ont été méticuleusement élaborés depuis plus de 25 ans.

Cette tendance se traduit par des affirmations selon lesquelles la MMT repose essentiellement sur le fait que la capacité du gouvernement à financer des programmes est illimitée et qu’il est donc tout à fait possible d’introduire toutes sortes de politiques progressistes.

 

1er Principe de base : Le début de l' » histoire de la monnaie  » de la MMT

Les sociétés qui utilisent la monnaie de l’État sont très différentes d’un système de troc.

Dans une société monétaire, l’État est au sommet de la hiérarchie monétaire. Nous ne pouvons comprendre le fonctionnement d’un tel système si nous ne comprenons pas les fonctions de l’État à cet égard.

L' »histoire de la monnaie » de la MMT commence par un État désireux de s’approvisionner afin de respecter la charte politique pour laquelle il a été élu par le peuple.

Ce sens s’applique aux systèmes démocratiques où les politiciens s’adressent aux gens qui ont une mission déclarée et où le vainqueur forme le gouvernement.

Cependant, l' » histoire de la monnaie  » n’est pas exclusive aux démocraties.

Tout système, à l’exception de l’esclavage, exige que les ressources productives soient transférées, par libre arbitre, du secteur non gouvernemental au secteur gouvernemental afin de lui permettre de remplir sa mission.

C’est le début de notre voyage.

En outre, l’État (généralement par l’intermédiaire de son agent désigné, la banque centrale) est le seul fournisseur de ce qu’il exige pour le paiement des impôts.

Les contribuables n’ont pas la capacité de remplir leurs obligations fiscales légales définies par l’État sans que l’État agisse en premier.

Mais l’émission de l’impôt à payer est une étape importante à comprendre dans l' »histoire de la monnaie ».

Ce que cela signifie, c’est que les obligations fiscales (et non les paiements d’impôts) servent à faire émerger des vendeurs de biens et de services en échange des crédits de taxes d’État requis, ces derniers que nous appelons en langage courant la devise de l’État.

On peut donc considérer une devise comme un crédit de taxes auprès de l’État.

Cela donne un aperçu supplémentaire qui est intrinsèque à la MMT.

Les obligations fiscales servent à créer ce que nous définissons comme du chômage : les gens cherchent du travail en échange de la devise de l’État.

Ainsi, la fiscalité est un moyen pour le gouvernement d’obtenir des ressources productives et des biens et services finaux du secteur non gouvernemental dont il a besoin pour réaliser son programme politique.

Il est clair que le secteur non gouvernemental doit obtenir la devise avant de pouvoir l’utiliser pour payer ses impôts.

Où ailleurs le secteur non gouvernemental pourrait-il obtenir la devise pour s’acquitter de ses obligations légales envers le gouvernement, si ce dernier n’achetait pas les biens et services fournis par le secteur non gouvernemental, ou ne procédait pas à des transferts vers ce secteur ?

Ainsi, l’État peut s’approvisionner en achetant ce qui est proposé à la vente avec sa devise qui serait autrement inutile.

C’est ainsi que nous comprenons les opérations de base en question.

L’État, dès le départ, en tant que seul fournisseur des fonds nécessaires pour payer les impôts ou acheter la dette qu’il a émise, doit nécessairement imposer des obligations fiscales au secteur non gouvernemental avant qu’il puisse dépenser.

Étant donné que le secteur non gouvernemental a besoin d’une devise fiduciaire pour s’acquitter de ses obligations fiscales, dans un premier temps, l’émission d’impôts, sans injection concomitante de dépenses publiques, crée, par définition, du chômage (personnes cherchant un emploi rémunéré) dans le secteur non gouvernemental.

Les ressources non gouvernementales non employées ou inactives peuvent alors être utilisées par le biais des dépenses publiques, ce qui équivaut à un transfert de biens et de services réels du secteur non gouvernemental vers le secteur gouvernemental.

Bien que les ressources réelles soient transférées du secteur non gouvernemental sous forme de biens et de services achetés par le gouvernement, la motivation pour fournir ces ressources provient de la nécessité d’acquérir une devise fiduciaire pour éteindre les obligations fiscales.

De plus, bien que les ressources réelles soient transférées, l’imposition n’offre aucune capacité financière supplémentaire au gouvernement d’émission.

Conceptualiser ainsi la relation entre le secteur gouvernemental et le secteur non gouvernemental montre clairement que ce sont les dépenses publiques qui fournissent le travail rémunéré permettant d’éliminer le chômage créé par les impôts.

Cette compréhension fournit un aperçu supplémentaire.

Les dépenses de l’État sont donc limitées par ce qui est offert à vendre en réponse aux obligations fiscales.

Mais surtout, les dépenses d’un tel gouvernement ne sont pas limitées par les recettes.

Notez ici que cette conclusion ne s’applique pas aux 19 États membres de la zone euro, qui ont renoncé à leur souveraineté monétaire et qui utilisent plutôt une devise étrangère.

 

2ème Principe : L’histoire du chômage et de la garantie d’emploi

Dans une économie normale, il y aura toujours un peu de chômage lorsque les gens passeront d’un emploi à l’autre. Généralement, cet état devrait être transitoire et ne représenter qu’un faible pourcentage de ceux qui sont disposés et disponibles pour travailler. Nous appelons cela un taux de chômage incompressible, qui pourrait se situer autour de 1 à 2 p. 100, selon les pays.

Quoi qu’il en soit, un taux de chômage supérieur à ce minimum incompressible est appelé chômage de masse.

Et, en rassemblant les premières observations ci-dessus, nous pouvons conclure que le chômage est la preuve que les dépenses de l’État sont insuffisantes pour embaucher toutes les personnes que l’imposition de l’État a rendus chômeurs.

Au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soi-disant  » consensus keynésien  » entraîna un chômage de masse, on a parlé d’un chômage  » à déficit de demande « , qui décrit une situation de pénurie globale d’emplois par rapport à l’offre volontaire de ressources humaines (personnes et heures) au niveau courant des salaires.

Il ne s’agissait pas que d’une description, mais plutôt d’une indication selon laquelle un tel chômage découlait d’une insuffisance de dépenses globales.

Le chômage de masse varie donc au cours du cycle économique – il augmente lorsque les dépenses globales sont inférieures au niveau nécessaire pour employer pleinement la main-d’œuvre disponible et diminue lorsque les dépenses globales se rapprochent du niveau nécessaire pour employer pleinement l’offre de main-d’œuvre disponible.

Cette conception est tout à fait conforme à la façon dont la MMT caractérise le chômage de masse. La différence réside dans l’accent mis par la MMT sur le rôle du gouvernement et les opérations concernant les obligations fiscales.

Ainsi, le chômage de masse survient parce que, une fois que le secteur non gouvernemental a mis en œuvre ses décisions en matière de dépenses et d’épargne, le niveau des dépenses est insuffisant pour créer des ventes et une production proportionnelles à la création des emplois nécessaires pour absorber l’offre volontaire et disponible de travail.

La MMT met l’accent sur le fait que cette pénurie découle du fait que, pour un état donné des obligations fiscales, les dépenses gouvernementales sont insuffisantes.

Nous comprenons donc que le remède consiste soit à dépenser davantage dans le secteur non gouvernemental (ce qui peut impliquer l’embauche directe de chômeurs), soit à réduire les obligations fiscales.

Warren dirait que le gouvernement devrait le faire jusqu’à ce que les chômeurs reviennent dans le secteur non gouvernemental.

Il est d’avis que, dans un premier temps, le gouvernement devrait s’approvisionner comme il le souhaite à la  » bonne taille « , comme expliqué. Et une fois que le gouvernement aura atteint la  » bonne taille  » souhaitée, les chômeurs restants pourront être réintégrés dans le secteur privé.

Je l’exprime un peu différemment en permettant la possibilité que le bassin de la garantie d’emploi soit un lieu d’emploi permanent pour certains travailleurs s’ils le désirent. Le fait d’avoir un petit tampon assez rigide ne réduit pas ses caractéristiques de stabilité des prix.

Je comprends également que l’on pourrait faire valoir la possibilité de rendre ces emplois permanents au sein de la partie non garantie d’emploi du secteur public, ce qui est alors directement liée à la référence de Warren à la  » bonne taille « .

Mais le fait est que le gouvernement émetteur de monnaie choisit toujours le taux de chômage prévalant une fois que les décisions de dépenses et d’épargne du secteur non gouvernemental sont mises en œuvre.

A l’époque actuelle, les gouvernements utilisent les chômeurs comme stock tampon pour fournir un point d’ancrage des prix pour les salaires dans l’économie générale.

Au cours de la période de plein emploi  » keynésienne « , les gouvernements ont considéré le chômage de masse comme un objectif de politique générale – à maintenir aussi bas que possible dans les limites de l’inflation qu’ils croyaient exister.

Mais à l’ère néolibérale, les gouvernements se servent du chômage comme d’un outil politique pour discipliner les revendications salariales et assouplir les ventes (ce qui impose une discipline aux entreprises qui pourraient concéder des revendications salariales).

L’approche du stock tampon de chômeurs (parfois appelée approche du NAIRU) est la façon dont la maîtrise de l’inflation est gérée.

Toutefois, plus les gens restent longtemps au chômage, plus la perte de compétences est importante et les employeurs non gouvernementaux ont tendance à préférer embaucher des personnes qui travaillent déjà ou qui n’ont été au chômage que pendant de courtes périodes.

En d’autres termes, le pouvoir disciplinant du chômage exige que les chômeurs constituent une menace pour ceux qui travaillent encore afin qu’ils modèrent leurs revendications salariales.

Toutefois, avec le temps, la menace que représente ce bassin de chômeurs commence à s’estomper à mesure que les chômeurs subissent des pertes de compétences et que les entreprises introduisent de nouvelles technologies et de nouveaux procédés.

Dans ce cas, le NAIRU doit être de plus en plus poussé à la hausse par une politique budgétaire et monétaire restrictive pour que le même degré de menace soit maintenu.

La perte de revenu et les pathologies personnelles (exclusion sociale, préjudice psychologique, etc.) entraînent également des coûts massifs qui aggravent encore les désavantages globaux de l’ancrage du prix du stock régulateur du chômage.

Pour tout motif raisonnable, cette approche de la stabilité des prix est très coûteuse et, en fin de compte, inapplicable dans une économie moderne.

Des taux de chômage élevés et soutenus finissent par miner la stabilité sociale et politique d’un pays, ce qui entraîne des coûts imprévus qui vont bien au-delà de ce qui est mentionné ci-dessus.

Ces billets de blog fournissent une discussion beaucoup plus approfondie de ces points :

1. Les stocks tampons et la stabilité des prix – Partie 1 (26 avril 2013).

2. Les stocks tampons et la stabilité des prix – Partie 2 (13 mai 2013).

3. Les stocks tampons et la stabilité des prix – Partie 3 (17 mai 2013).

4. Les stocks tampons et la stabilité des prix – Partie 4 (24 mai 2013).

5. Les stocks tampons et la stabilité des prix – Partie 5 (31 mai 2013).

L’alternative de la MMT est que le gouvernement introduise une politique de garantie d’emploi pour établir un stock tampon qui fournit un prix d’ancrage supérieur à la politique actuelle utilisant le chômage comme stock tampon.

Warren considère le stock tampon employé comme un moyen de promouvoir la transition du chômage à l’emploi dans le secteur privé.

Je vois que c’est possible, mais il peut aussi s’agir d’un bassin permanent de travailleurs qui ne pourront jamais obtenir un emploi dans le secteur privé au salaire actuel. Mon parti pris n’est pas de privilégier l’emploi non gouvernemental par rapport à l’emploi public.

Mais cela n’enlève rien au fait que la Garantie d’emploi est une politique anti-inflationniste qui rend les externalités positives des emplois mieux rémunérés encore plus importantes pour quiconque veut et peut travailler.

Ces billets de blog sont également pertinents :

1. Quoi qu’il en soit, il s’agit soit de stocks tampons pour l’emploi, soit de stocks tampons pour le chômage (30 décembre 2011).

2. La MMT est biaisée en faveur de l’anticronie (28 décembre 2011).

La garantie d’emploi est une approche de stabilité macroéconomique, ce qui signifie qu’elle est bien plus qu’une simple politique de création d’emplois dans le secteur public.

Au fur et à mesure que la MMT a gagné en popularité, un certain nombre de propositions différentes de garantie d’emploi ont vu le jour, dont plusieurs prétendent être dérivées de la MMT.

Cependant, il n’y a qu’une seule garantie d’emploi dans la MMT.

La garantie d’emploi au sein de la MMT est une construction technique conçue pour remplacer la courbe de Phillips dominante (l’arbitrage entre le chômage et l’inflation).

La garantie d’emploi est un mécanisme de stock tampon supérieur au chômage de masse pour maintenir la stabilité des prix.

Et cela signifie que même si on ne tenait pas l’engagement philosophique ou moral envers le « droit au travail », on préconiserait quand même une garantie de l’emploi (style MMT) à la différence de l’approche NAIRU qui utilise le chômage comme stock tampon d’ancrage des prix.

Ils devraient convenir qu’en termes d’efficacité – ce qui a trait au gaspillage des ressources, par exemple – l’approche du stock tampon d’emplois est supérieure à l’alternative dominante actuelle.

La garantie d’emploi discipline l’inflation parce que le gouvernement offre à quiconque un emploi à salaire fixe qui se situe au bas de la structure salariale.

En période de pressions inflationnistes, le gouvernement peut utiliser la politique budgétaire pour redistribuer les travailleurs du secteur de l’inflation vers le secteur de la garantie d’emploi à prix fixe.

Il est clair qu’il est souhaitable de maintenir le stock tampon de la garantie d’emploi à un niveau minimum.

Ainsi, des ajustements de politique budgétaire peuvent être mis en œuvre pour maintenir la réserve de garantie d’emploi à des niveaux minimums requis pour atteindre la stabilité des prix souhaitée.

 

3ème Principe : L’histoire de la dette publique

En essayant de comprendre l’émission de la dette publique, nous notons que les fonds dépensés par l’État dans le secteur non gouvernemental (pour les biens et services) sont soit perdus pour l’économie lorsque les impôts sont payés, soit restent dans l’économie comme épargne jusqu’à ce qu’ils servent à payer les impôts.

Ce n’est qu’une question de comptabilité.

L' »épargne » est stockée sous différentes formes comme actifs financiers.

Sur le plan comptable entre les secteurs, un déficit budgétaire du gouvernement (dépenses qui ne sont pas compensées par des impôts) ajoute des actifs financiers nets (s’ajoutant à l’épargne non gouvernementale) disponibles pour le secteur non gouvernemental, et un excédent budgétaire présente l’effet contraire.

Ce dernier point nécessite des explications supplémentaires, car il est crucial pour comprendre les fondements de la MMT.

Compte tenu de la tendance actuelle à l’appariement (inutile) des déficits budgétaires (dépenses supérieures aux retraits d’impôt), nous disons que ce que l’on appelle communément la  » dette publique  » n’est en fait que l’enregistrement comptable de l’épargne – les fonds dépensés par l’État qui n’ont pas encore été utilisés pour payer les impôts.

Dans l’ensemble, il ne peut y avoir d’épargne nette d’actifs financiers du secteur non gouvernemental sans dépenses cumulatives au titre du déficit public.

Le gouvernement, en tant que monopoleur de la monnaie, est la seule entité qui peut fournir au secteur non gouvernemental des actifs financiers nets (épargne nette) et ainsi répondre simultanément à tout désir net d’épargne (actifs financiers) et éliminer le chômage de masse.

En termes comptables, le déficit (excédent) du gouvernement est exactement égal en tout temps à l’excédent (déficit) du secteur non gouvernemental.

Tout cela s’inscrit dans le droit fil de notre discussion précédente en nous permettant de voir les limites des dépenses gouvernementales.

Il est clair que les dépenses publiques doivent être suffisantes pour permettre le paiement des impôts.

De plus, les dépenses nettes du gouvernement sont nécessaires pour répondre au désir privé d’épargner (accumuler des actifs financiers nets).

Il est également clair que si le gouvernement ne dépense pas assez pour couvrir les impôts à payer et que le secteur non gouvernemental souhaite épargner globalement, alors la manifestation de cette insuffisance sera le chômage.

Dans la MMT, cette insuffisance est fondée en tout temps sur des dépenses publiques nettes défaillantes, compte tenu des décisions de dépense (d’épargne) privées en vigueur à un moment donné.

En outre, les déficits budgétaires se manifestent dans le secteur non gouvernemental sous la forme de soldes de trésorerie réels dans les banques et de soldes créditeurs dans les comptes de réserve et les comptes de titres (dette) qui sont tenus par la banque centrale dans le pays.

Toutes les banques commerciales détiennent des réserves auprès de la banque centrale dans le cadre du « système de compensation », de sorte que toutes les transactions effectuées quotidiennement puissent être validées et résolues.

Les comptes de la dette enregistrent sous diverses formes (à court et à long terme) l’encours de la dette publique qui a été émis pour faire face aux déficits budgétaires.

Si vous réfléchissez au processus par lequel les dépenses nettes du gouvernement créent initialement une augmentation des actifs financiers nets dans le secteur non gouvernemental, vous comprendrez que les dépenses impliquent effectivement que le gouvernement crédite des comptes bancaires dans le secteur non gouvernemental et que l’imposition implique que le gouvernement réduise les soldes des comptes bancaires.

Un déficit budgétaire signifie qu’il y a une accumulation nette dans ces comptes. Dans un premier temps, une fois que toutes les transactions ont été effectuées entre le secteur public et le secteur non gouvernemental et au sein du secteur non gouvernemental, cette accumulation nette se traduit par une augmentation des comptes de réserve des banques à la banque centrale.

Un intérêt peut être payé ou non sur ces soldes.

Si le déficit est mis en correspondance dollar pour dollar avec l’émission de titres de créance, le gouvernement débite (diminue) les soldes des comptes de réserve (des banques qui ont participé aux achats de titres de créance directement ou par l’entremise de leurs clients) et crédite (augmente) un autre  » compte  » que nous pouvons appeler  » dette publique impayée « .

En d’autres termes, l’émission de titres de créance n’a pour effet que de transférer les fonds des comptes de réserve vers les fonds du compte  » dette publique en cours « .

Lorsque certains éléments de la dette (obligations) arrivent à échéance (c’est-à-dire au moment où le gouvernement doit rembourser le principal), une opération de cession temporaire se produit.

Le compte « dette publique en cours » est débité (diminué) et les réserves bancaires sont créditées (augmentées).

Et si la banque centrale doit payer le taux d’intérêt du marché sur les soldes des réserves (comme beaucoup le font actuellement), il n’y aura pas de différence fonctionnelle entre, d’une part, l’impact du fait de laisser des fonds dans les comptes de réserve par opposition à l’émission de dette et, d’autre part, de transférer les fonds au  » compte de la dette en cours ».

Cela signifie également que les opérations traditionnelles d’open market, dans le cadre desquelles la banque centrale achète et vend de la dette publique au secteur non gouvernemental afin de drainer ou d’ajouter des réserves de sorte qu’il existe un équilibre approprié qui lui permet de maintenir son taux d’intérêt cible actuel, sont inutiles.

Quelques points supplémentaires.

Premièrement, l’émission de la dette ne finance pas les dépenses publiques nettes. Elle ne fait que donner au secteur non gouvernemental un actif financier alternatif dans lequel il peut stocker son épargne globale.

Les dépenses nettes se feraient sans l’émission de la dette.

Deuxièmement, les fonds utilisés par le secteur non gouvernemental pour acheter la dette provenaient de déficits budgétaires antérieurs qui n’avaient pas été imposés.

Troisièmement, si le gouvernement était préoccupé par le taux d’intérêt (rendement) qu’il payait sur la dette qu’il émet, la banque centrale peut toujours contrôler ce rendement par le biais d’achats appropriés de cette dette elle-même, qui influencent le prix des actifs sur le marché. et donc les rendements.

Le taux d’intérêt payé par le gouvernement passe ainsi, du taux du rendement du marché de la dette achetée, au taux payé par la banque centrale sur les soldes des réserves.

Quatrièmement, la banque centrale peut toujours acheter toute dette que le secteur privé choisit de ne pas acheter lors des adjudications primaires. Il y a peut-être des règles législatives ou réglementaires qui s’appliquent ici, mais ce sont de toute façon des créatures du gouvernement.

Les deux dernières observations signifient qu’il n’y a jamais de raison pour que les rendements des obligations d’État dépassent un niveau que le gouvernement juge acceptable.

Ce qui signifie qu’un gouvernement émetteur de monnaie (qui est la consolidation du Trésor et de la banque centrale) peut toujours assumer le rôle de son propre plus grand prêteur et emprunter autant qu’il le souhaite auprès de lui-même (sous réserve des lois qu’il fait lui-même, etc).

Cinquièmement, les gouvernements ont toujours la possibilité de n’émettre que des titres de créance à court terme.

Il y a une distinction entre l’intérêt que paie le gouvernement et le rendement des obligations d’État à long terme, car le gouvernement peut choisir de ne pas vendre des obligations à long terme s’il ne veut pas payer ces taux. Mais il pourrait vouloir que les rendements obligataires à long terme soient plus faibles pour d’autres raisons, comme le coût des prêts hypothécaires à l’habitation pour les emprunteurs privés.

Mais même dans ce cas, le gouvernement peut utiliser le système bancaire pour les financer au taux qu’il aura choisi.

 

4ème Principe : L’histoire du niveau des prix

Nous définissons l' »inflation » comme une augmentation continue du niveau des prix. Une hausse ponctuelle des prix n’est pas considérée comme un épisode inflationniste.

Dans la MMT, étant donné que la monnaie est un monopole d’État, l’État devient le « fixateur de prix«  parce que le niveau des prix est nécessairement fonction des prix payés par le gouvernement quand il dépense ou des garanties exigées quand il prête.

Cela s’inscrit dans le cadre de la garantie d’emploi en tant que cadre de stabilisation macroéconomique au sein de la MMT. Comme le gouvernement offre des emplois à prix fixe à tous ceux qui n’ont aucune offre pour leurs services sur le  » marché « , ces dépenses deviennent un point d’ancrage des prix.

Une augmentation continue du niveau des prix ne se produira pas, à moins que l’État ne continue à soumissionner pour des biens et des services sur le marché à des prix sans cesse plus élevés.

Toutes les dépenses de l’économie comportent un risque d’inflation, si elles sont dans  une concurrence continue vis-à-vis des ressources réelles qui sont actuellement pleinement utilisées.

Nous devons comprendre qu’une augmentation ponctuelle des dépenses gouvernementales (ou non gouvernementales) n’entraînera généralement pas d’épisode inflationniste.

Le niveau des prix pourrait augmenter à mesure que des hausses sont appliquées aux coûts plus élevés, mais un tel impact est limité.

En règle générale, il y a des ressources inutilisées disponibles pour l’achat et, à ce titre, le risque d’inflation est faible.

Mais l’histoire nous dit que ce n’est pas nécessairement le cas. Il existe des exemples bien documentés de chômage élevé et d’inflation concomitante. Le Venezuela et la Turquie sont des exemples actuels. La stagflation qui a sévi en Occident après la hausse des prix du pétrole dans les années 1970 à l’OPEP en est un autre exemple.

Nous comprenons ces exemples, au sein du MMT, en réalisant que, finalement, l’inflation se poursuit parce que le gouvernement paie davantage pour le même «panier» de biens et de services, par divers moyens, tels que les politiques d’indexation.

Mais il faut comprendre que la contrainte ultime sur les dépenses du gouvernement n’est pas financière mais réelle : les ressources réelles disponibles à la vente.

 

5ème Principe : La viabilité financière et l’histoire de l’espace budgétaire

Dans la macroéconomie dominante, le concept de viabilité budgétaire et d’espace budgétaire est défini en termes financiers.

Par exemple, le FMI définit l’espace fiscal de cette façon :

… (la marge de manœuvre dans le budget d’un gouvernement qui lui permet d’affecter des ressources à une fin souhaitée sans compromettre la viabilité de sa situation financière ou la stabilité de l’économie. L’idée est qu’une marge de manœuvre budgétaire doit exister ou être créée si l’on veut que des ressources supplémentaires soient mises à la disposition de dépenses publiques valables. Un gouvernement peut créer un espace fiscal en augmentant les impôts, en obtenant des subventions extérieures, en réduisant les dépenses moins prioritaires, en empruntant des ressources (aux citoyens ou aux prêteurs étrangers) ou en empruntant au système bancaire (et en augmentant ainsi la masse monétaire). Mais elle doit le faire sans compromettre la stabilité macroéconomique et la viabilité budgétaire – en s’assurant qu’elle a la capacité, à court et à long terme, de financer les programmes de dépenses qu’elle souhaite ainsi que le service de sa dette.

La MMT rejette catégoriquement ces notions.

Il n’est pas possible d’avoir une marge de manœuvre ou une viabilité budgétaire d’une certaine ampleur du déficit par rapport au PIB ou d’un certain niveau seuil de dette publique par rapport au PIB ou de tout autre ratio  » financier  » auto-référencé.

Le concept de viabilité budgétaire ne peut être défini de manière significative en termes de solvabilité publique. Un gouvernement souverain est toujours solvable (à moins qu’il ne choisisse de ne pas l’être pour des raisons politiques !

Le concept de viabilité budgétaire n’inclura aucune notion des impératifs de financement auxquels un gouvernement souverain doit faire face ni n’invoquera l’analogie fallacieuse entre un ménage et le gouvernement.

Le concept de viabilité budgétaire n’inclura aucune notion de limites de  » financement  » étranger ou de préoccupations concernant la propriété étrangère de la dette d’un gouvernement souverain.

Nous l’avons appris :

  • un gouvernement souverain n’est pas soumis à une contrainte de revenus, ce qui signifie que l’espace budgétaire ne peut être défini en termes financiers.
  • la capacité du gouvernement souverain à mobiliser des ressources ne dépend que des ressources réelles dont dispose la nation.

Mais dire qu’un gouvernement peut toujours créditer des comptes bancaires et augmenter les réserves bancaires quand bon lui semble ne signifie pas qu’il doit dépenser sans tenir compte de ce que les dépenses visent à accomplir.

Le concept de viabilité budgétaire est mieux défini en termes d’objectifs sociétaux tels que le bien-être.

Par exemple, la viabilité budgétaire est directement liée à la mesure dans laquelle les ressources en main-d’œuvre sont utilisées dans l’économie.

L’objectif est de maintenir le plein emploi, ce qui constitue le scénario de base d’une économie efficace qui cherche à éviter le gaspillage des ressources.

Une fois que le gouvernement assume sa responsabilité d’atteindre et de maintenir le plein emploi, des exigences précises s’appliquent à ses dépenses.

C’est ce que nous avons appris dans ce billet de blog – La condition du déficit budgétaire du plein emploi (13 avril 2011) :

Les leçons, en résumé, sont les suivantes :

1. Une macroéconomie est en état stable (c’est-à-dire au repos ou en équilibre) lorsque la somme des injections de dépenses est égale à la somme des fuites de dépenses. Chaque fois que cette relation est perturbée (par exemple, par un changement dans le niveau des injections, quelle qu’en soit la source), le revenu national s’ajuste et adapte les fuites de dépenses en fonction du revenu au nouveau niveau des injections. À ce moment-là, le système est de nouveau au repos.

Il faut cependant comprendre que le système est en flux constant et que l’équilibre ainsi défini est continuellement perturbé. Les changements de revenus qui en résultent contribuent à rééquilibrer les injections et les fuites.

2. Les injections proviennent des dépenses d’exportation, des dépenses d’investissement (formation de capital) et des dépenses publiques.

3. Les fuites concernent l’épargne des ménages, la fiscalité et les dépenses d’importation.

4. Pour chaque  » agent  » qui dépense plus que son revenu, un autre  » agent  » dépense nécessairement moins que son revenu.

Tout gouvernement, société, résident ou non-résident peut avoir des déficits (dépenser plus qu’il ne gagne). Par exemple, ceux qui dépensent plus que leur revenu comprennent les ménages qui empruntent pour acheter une maison, les entreprises qui empruntent pour investir dans de nouveaux biens d’équipement et les gouvernements qui dépensent plus qu’ils n’extraient en impôts. D’un autre côté, les ménages et les entreprises qui épargnent affichent des excédents.

5. Une économie au repos n’est pas nécessairement une économie qui coïncide avec le plein emploi ou qui a réalisé toutes les économies souhaitées.

6. Lorsqu’une économie est  » au repos  » et que le chômage est élevé, il doit y avoir un déficit de dépenses et des désirs d’épargne non comblés, étant donné que le chômage de masse est le résultat d’une demande déficiente (par rapport aux dépenses nécessaires pour fournir suffisamment d’emplois).

7. S’il n’y a pas de dynamique qui conduirait à une augmentation des dépenses privées (ou non gouvernementales), la seule façon pour l’économie d’accroître son niveau d’activité est d’augmenter les dépenses publiques nettes – cela signifie que l’injection par l’augmentation des dépenses publiques doit plus que compenser la fuite accrue des recettes fiscales.

8. Pour maintenir le plein emploi, le déficit budgétaire a exactement compensé l’écart laissé par des fuites non gouvernementales plus importantes que les injections.

Si le déficit budgétaire n’est pas suffisant, le revenu national diminuera et le plein emploi sera perdu. Si le gouvernement tente d’élargir le déficit budgétaire au-delà de la limite du plein emploi, les dépenses nominales dépasseront la capacité de réaction de l’économie en augmentant la production réelle et, bien que le revenu augmente, tout cela sera dû aux effets des prix (c’est-à-dire à l’inflation).

Dans certains cas, un excédent budgétaire sera nécessaire pour maintenir le plein emploi sans inflation si les injections non gouvernementales dépassent les fuites (par exemple si le secteur des exportations est particulièrement fort).

Un gouvernement qui agit selon ces règles mène une politique budgétaire durable.

L’équilibre budgétaire qui découle de ces conditions est ce qu’il est.

Il n’y a rien de bon ou de mauvais en soi dans un déficit budgétaire de 2 % du PIB, comparé à un déficit de 10 % du PIB ou à un excédent budgétaire de 3 % du PIB.

L’évaluation de la viabilité financière exige que nous comprenions le contexte, ce qui signifie que nous devons comprendre les décisions en matière d’épargne et de dépenses du secteur non gouvernemental.

Cela s’inscrit également dans le concept d’espace budgétaire de la MMT, qui porte sur les désirs d’épargne non comblés, comme en témoigne l’existence d’un chômage de masse.

Dans une économie monétaire moderne, la marge de manœuvre budgétaire n’a rien à voir avec ce qu’est ou ce qu’a été l’équilibre budgétaire actuel et le ratio actuel de la dette publique.

Un gouvernement souverain peut acheter toutes les ressources inutilisées qui sont à vendre dans sa propre monnaie, y compris toute la main-d’œuvre inutilisée.

Les ressources disponibles (biens et services) qui sont à vendre dans la monnaie d’émission définissent la marge de manœuvre financière dont dispose le gouvernement.

Un tel gouvernement ne peut jamais manquer de fonds pour atteindre son objectif, qui est de s’assurer que toutes les ressources disponibles sont utilisées de façon productive.

Ainsi, un déficit passé ne pose aucune contrainte particulière sur ce que le gouvernement peut faire à l’avenir, si ce n’est de dire que si le déficit a été correctement calibré pour soutenir le plein emploi, il y aura moins à faire si le secteur privé contracte.

Afin de mieux comprendre le concept de viabilité financière et de vous détromper de l’affirmation erronée selon laquelle il est en quelque sorte lié à l’historique du déficit ou aux ratios de la dette publique, la série de billets d’introduction suivante vous sera utile :

1. Viabilité financière 101 – Partie 1 (15 juin 2009).

2. Viabilité financière 101 – Partie 2 (16 juin 2009).

3. Viabilité financière 101 – Partie 3 (17 juin 2009).

4. La condition du déficit budgétaire du plein emploi (13 avril 2011).

5. La marge de manœuvre budgétaire n’a rien à voir avec les ratios de la dette publique ou l’ampleur des déficits (30 août 2018).

 

6ème Principe : L’histoire de la souveraineté monétaire

Pour terminer la discussion, nous pouvons maintenant clarifier le sens de la souveraineté monétaire de la MMT.

Certains semblent penser que la souveraineté monétaire consiste à pouvoir acheter tout ce dont une nation a besoin pour prospérer.

Je note que Warren préfère ne pas utiliser le terme  » souveraineté  » parce qu’à son avis, cela crée des confusions comme la déclaration dans la phrase précédente.

Je préfère cependant utiliser cette appellation.

Dans le langage courant, le terme se rapporte au pouvoir du gouvernement. Mais ce que je pense, selon la MMT, il existe une différence marquée entre la capacité d’un gouvernement de disposer de la «souveraineté monétaire» (définie ci-après) et de n’en pas disposer.

Les gouvernements de la zone euro sont  » souverains  » dans le langage courant, mais pas dans le langage de la MMT parce qu’ils utilisent une devise étrangère.

C’est pourquoi je préfère utiliser ce terme.

Cependant, Warren et moi sommes d’accord sur le point de fond qui suit.

Dans la logique de la MMT, les pays émetteurs qui n’empruntent pas en devises étrangères ou qui n’ancrent pas leur monnaie par un arrangement quelconque sont souverains dans cette monnaie.

Un tel gouvernement, qui dans la MMT représente le scénario de base pour la conduite de la politique monétaire et budgétaire :

1. Les dépenses et les impôts sont libellés exclusivement dans sa propre monnaie.

2. Sa banque centrale fixe le taux d’intérêt directeur. Le réglage préféré est à zéro pour cent.

3. La monnaie flotte.

4. Le gouvernement n’emprunte pas en devises étrangères.

Par conséquent, ce gouvernement peut acheter tout ce qui est disponible à la vente dans cette devise, y compris toute la main-d’œuvre inactive.

Également, aucune ressource productive n’a jamais besoin d’être inutilisée si elle est destinée à être utilisée.

Bien sûr, cela ne signifie pas qu’un pays dépourvu de ressources naturelles ou dépendant des importations pour son alimentation et son énergie générera la prospérité simplement parce que son gouvernement peut s’assurer que toutes les ressources productives fonctionnent.

Si aucun autre pays ne souhaite les exportations de ce type de pays, il reste matériellement pauvre, quel que soit le caractère  » durable  » de la politique fiscale du gouvernement.

Ce billet de blog est beaucoup plus détaillé – En fin de compte, la disponibilité réelle des ressources limite la prospérité (11 février 2016).

 

7ème Principe : L’histoire de l’économie ouverte

Cela devra attendre jusqu’à la prochaine fois.

Pour l’instant, lisez :

1. La théorie monétaire moderne dans une économie ouverte (13 octobre 2009).

2. MMT et le secteur externe – redux (26 septembre 2018).

3. Mystères du commerce et de la finance extérieure – Partie 1 (8 mai 2018.

4. Mystères du commerce et de la finance – Partie 2 (9 mai 2018),

5. Un surplus de discussions commerciales (23 mai 2018).

 

Conclusion

J’espère que ce billet servira de guide de référence à un endroit sur les principes de base de la MMT tels que vus à travers les yeux de Warren et de moi-même.

C’est assez pour aujourd’hui !

 


Article original : http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=41133

Illustration : https://www.retemmt.it/

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