Fiche n° 7 : définition de la base monétaire

Cette fiche est la traduction de l’article de Warren Mosler « Définition de la « monnaie de base » avec taux de change flottant – Le Grand Recadrage« 

Avec une devise nationale à taux fixe/convertible, la « base monétaire » n’inclut pas les titres d’État, car il s’agit de créances sur les réserves de l’État (or, devise étrangère, etc.), qui font partie de l' »épargne nationale » au sens où l’entend l’État.

Cependant, avec la devise ayant un taux de change flottant/non convertible d’aujourd’hui, les titres d’État (détenus en dehors de l’État) sont logiquement des augmentations de la « base monétaire », car la notion de réduction des réserves de l’État (de nouveau or, devise étrangère, etc.) est inapplicable à la monnaie non convertible.

Cela signifie qu’avec le taux de change flottant d’aujourd’hui, je définis la monnaie de base comme étant la monnaie en circulation + les soldes en dollars dans les comptes de la Fed. Et les soldes en dollars des comptes de la Fed comprennent à la fois les « comptes de réserve » des banques membres et les « comptes de titres » (titres d’état) (NdT : sous le régime de l’étalon-or (1879-1933), les comptes de réserves étaient convertibles en or, mais les comptes de titres ne l’étaient pas). Et selon moi, ce n’est pas mal non plus d’inclure également toute autre dette garantie par l’État.

En d’autres termes, avec les changes flottants, la « monnaie de base » peut logiquement être définie comme le total des actifs financiers nets des secteurs non gouvernementaux.

(Notez, par exemple, que cela signifie que le Quantitative Easing (QE) ne modifie pas la monnaie de base telle qu’elle est ainsi définie, ce qui correspond à l’observation selon laquelle le QE, dans le contexte actuel, n’est rien de plus qu’un impôt qui retire les revenus d’intérêts de l’économie).

Et la réduction du déficit est la réduction de l’ajout de monnaie de base à l’économie, avec les effets de ralentissement prévisibles observés.

Le but de cet article est de « recadrer » les dépenses de l’État en matière de déficit public en évitant de « s’endetter » comme ce serait le cas avec les changes fixes, pour « augmenter la monnaie de base » comme c’est le cas avec les changes flottants qui font que les dépenses nettes de l’État augmentent les avoirs de l’économie en passifs de l’État, c’est-à-dire des « crédits de taxe ».

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